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Archive pour 8 décembre 2008

Comme au théatre…

Lundi 8 décembre 2008

Il y a la scène, les planches, les décors…  il y a les coulisses coté cour, coté jardin, il y a aussi les loges, invisibles du public, tout comme l’est le foyer des comédiens, cet espace clos ou chaque artiste vient demander à ses pairs si sa prestation était bonne…

Coté salle, il y a les amis, assis aux premières places… ces amis qui pourtant à la fin de la représentation se feront critiques, bien qu’ayant intimement applaudit la prestation !

Puis il y a aussi ce qu’on appelait dans le temps le « poulailler » c’est espace réservé au peuple, sous les lustres suintant la cire de chandelles, sans tapis rouge, sans sièges confortables, cet espace simplement ouvert pour faire croire au peuple qu’il pouvait participer, avoir voix au chapitre, et suprême autorisation : encenser !

Dans l’ombre le metteur en scène oeuvre !  il faut que le suspens soit total !  il faut que ce peuple, rassemblé sous les lustres, éclairé par la presse qui, ayant reçu par un « vent favorable » le résumé de l’intrigue, se révolte !

Il faut que le public soit bon, qu’il râle, se débatte et débatte ! il faut que monte la sauce de la révolte, le temps du premier et du deuxième acte !

Ensuite il sera bien temps, pour l’auteur mis en scène, de faire dire à d’autres acteurs, que rien dans la pièce proposée n’était prémédité ! que les acteurs ont pris des libertés avec le texte !  

incompréhensible,

Après tout nous ne sommes plus au théâtre !  nous sommes en république ! il y a des codes, de la communication !  les élus de la nations ne peuvent faire dans le boniment, bien qu’ils fassent par ailleurs dans le compliment !

L’acteur Morini, engagé sans l’aval des spectateur (faut-il le dire ? ) va se faire remiser par la salle et les loges dans le clan des has-been…   que voulez vous il a cru qu’en léchant la baguette du metteur en scène il s’approcherait du pouvoir…

Faut-il préciser à se triste sieur que rien ne vaut la liberté de penser ?